Zone de Texte: SI BRUYÈRES-le-CHÂTEL 
 ÉTAIT CONTÉ
Zone de Texte:            Commencer à conter Bruyères est une tâche aussi complexe que vaste, d’autant plus que plusieurs articles et même un livre, ont déjà relaté cette histoire. Cependant, souvent les relations qui en ont été présentées étaient fragmentées et sans respect de la chronologie, suivant les découvertes du moment et les époques étudiées. Aujourd’hui que l'étude des documents mis à ma disposition est pratiquement terminée, je voudrais reprendre tout ce qui a été relaté, y ajouter ce qui n’a pas encore été révélé et replacer chaque époque en son temps. Ainsi l’histoire se déroulera comme un conte… ce conte sera plutôt l’histoire de la seigneurie de Bruyères, étant donné que les principales informations sur ce que fut le village depuis tant et tant d’années, sont extraites des archives qui sont toujours entreposées au château, témoin de tout ce passé.
          En fait, cette histoire commença au VIè siècle lorsqu’une certaine Clotilde installa sa nièce Mummola comme première abbesse dans le monastère qu’elle fonda sous le nom de Sainte Marie à Bruyères-le-Châtel. L’original de la charte autorisant cette fondation existe aux Archives Nationales, sous la cote K12, n° 10. Il est sur parchemin de couleur grisâtre et semble assez endommagé, la partie supérieure et les bords du document ayant été coupés. Rédigé en latin, il comporte 39 lignes d’une écriture serrée et tracée avec une encre de couleur rousse. La traduction donnée indique que cette dame Clotilde (ou Chrotilde) installa cette abbaye avec l’assentiment de l’évêque de Paris, Aggilpertus. Pour cette fondation en rémission de ses péchés, elle donna notamment des maisons, des vignes , des champs, des forêts, des prés, des pâturages, des sources, des greniers à farine et leurs dépendances, des troupeaux situés à Bruyères-le-Châtel et à Fontenay-les-Briis. De tous ces biens dont elle était propriétaire, soit par elle-même ou par héritage, elle en assura la jouissance à son époux Charidchardus s’il lui survivait et le monastère ne devrait jouir de toute la terre que lorsqu’elle et lui seraient décédés. Peut-on dire qu’ainsi naquit Bruyères ?
          Cependant, ce monastère ne perdura pas et pendant près de cinq siècles on ne trouve trace de Bruyères-le-Châtel, ni de son abbaye. Il faudra attendre le XIè siècle pour voir un document officiel indiquant qu’en 1070 Geoffroy de Boulogne, Evêque de Paris, confirmait à Guillaume, abbé de Saint Florent-de-Saumur ses droits sur l’église de Bruyères et sur celle du château. Cette église dans l’enceinte du château porta le nom de Notre Dame. Le fait qu’elle était la paroisse principale, a toujours fait présumer que le château fut édifié à l’emplacement du monastère fondé par dame Clotilde.

Philippe Auguste

Croix de Malte

Zone de Texte:           Si on peut être assuré par ce texte que le château existait au début du XIè siècle, par contre on ne peut trouver aucune trace du seigneur de cette époque. Car en fait, ce n’est qu’à partir du règne de Philippe Auguste (1180-1223) que l’on peut commencer à voir se dessiner la seigneurie de Bruyères, lorsqu’il confirma la création de la Prévôté de Montlhéry que son  aïeul Louis VI avait constituée en intégrant la ville et le territoire environnant, soit 130 fiefs, dans le domaine royal. Le seigneur de chaque fief en dépendant était tenu pendant deux mois de l’année de participer à la garde du château, c’est ainsi qu’un certain Thomas de Bruyères figure parmi les gardes.  Cette famille qui prit le nom de notre village s’était déjà manifestée dès 1106 ou 1107 après l’inhumation de Milon de Montlhéry et en 1147, un Thibault du même nom serait parti en croisade en Terre Sainte avec Louis VI. Porter le nom de Bruyères-le-Châtel ne signifiait cependant pas que ces personnages, quoique étant dits seigneurs, soient à la tête de la seigneurie. Car en fait Philippe Auguste en 1204 céda la seigneurie de Bruyères aux Frères  Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem afin de racheter une rente de 30 livres que son oncle, le comte Robert, avait constitué en faveur de cette maison sur ses revenus de Poissy (1). Ce même Thomas de Bruyères-le-Châtel, qui participait à la garde du château de Montlhéry avait prêté cependant le serment d’homme lige du roi pour ce qu’il possédait à Bruyères et à raison de sa portion dans la Châtellenie du même nom. Dans le cas de cet hommage, le vassal promettait au roi ou à un autre seigneur, son aide et sa fidélité, sauf éventuellement dans certains cas, ce qui alors le privait de son fief. 
          Que la seigneurie ou une partie seulement appartint à l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean des Jérusalem, m’avait interpellée en son temps, du fait que les propriétaires actuels du château sont également des Frères Hospitaliers. Bien évidemment il s’agit d’un ordre différent.

1) E. MANNIER,  Ordre de Malte.. Les Commanderies du Grand Prieuré de France. 
Zone de Texte: LES HOSPITALIERS DE SAINT JEAN-de-JERUSALEM : Ouvrons une parenthèse pour expliquer succinctement ce que fut cet ordre puisque ces Frères furent les premiers seigneurs du village. Sa structure se nomme maintenant communément Ordre de Malte et officiellement Ordre Souverain Militaire Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem de Rhodes et de Malte. Au milieu du XIè siècle, des latins originaires d’Amalfi (Campanie) créèrent à Jérusalem un monastère doté d’un hospice nommé Saint Jean l’Aumônier. La croisade des barons dirigée par Godefroy de Bouillon conduisit à la fondation du royaume latin de Jérusalem qui garantit l’accès au tombeau du Christ. Les pèlerins affluèrent et les Hospitaliers devinrent « moines-soldats » pour assurer la sécurité, les menaces d’invasion par les Turcs devenant de plus en plus précises. Le pape autorisa que l’Ordre soit monastique et militaire et que sa fonction soit de secourir et protéger les pèlerins. En 1113, le nom officiel devint Ordre de Saint Jean-de-Jérusalem. Ces Frères hospitaliers répondent à trois vœux : pauvreté, obéissance et chasteté. Les diverses invasions en Orient contraignirent plusieurs fois les moines à s’établir en divers endroits : Rhodes, Malte et finalement en 1834 Trieste puis Rome. De nos jours, dirigés par un Grand Maître, les chevaliers de Malte reconnus par Jean XXIII en 1961, forment une communauté religieuse et un ordre de chevaliers dont l’action s’exerce surtout dans le domaine de la charité.
          Mais revenons à Bruyères. Toujours sous le règne de Philippe Auguste, en 1186, le pape Urbain III confirmait une troisième église dépendante de Bruyères. Il s’agissait de celle du Plessis Saint-Thomas sur le site du même nom plus connu par la suite comme Plessis Saint-Thibaud et situé dans les bois du Déluge entre Marcoussis et Bruyères-le-Châtel. Thomas de Bruyères en aurait été le fondateur et des lettres officielles datant de 1201 certifient que ce même Thomas en était le bienfaiteur et qu’il donnait sous forme de dîmes au chapelain, vins, blés et bois de chauffage. Par contre en 1240, à l’occasion d’une transaction entre la Maison de Saint Florent de Saumur dont dépendait le prieuré de Saint Didier et la Maison des Hospitaliers de Jérusalem, Thomas de Bruyères est cité comme léguant aux Hospitaliers un demi muid de blé sur le moulin de Trémerolles. Voici une nouvelle preuve que Thomas possédait certains fiefs dans la seigneurie qui l’autorisaient à se dire seigneur de Bruyères.
          Cependant jusqu’ici nous avions pensé qu’en 1297 la seigneurie fut cédée dans sa totalité à Thomas de Bruyères moyennant une rente perpétuelle. Or, un document exhumé récemment des archives du château, établit que « Thomas, sieur de Bruyères, chevalier, confessait avoir reçu pour lui et ses hoirs de Religieux Frère Jehan de Nanteuil et des Frères de la Sainte Maison de l’Hôpital Saint Jean de Jérusalem, le moulin que lesdits Religieux avaient à Guisseray et trente sous parisis de cens ou de rente que le Commandeur de Chaufour prenait sur chacun an sur la maison du Déluge (Marcoussis) ». La suite de l’acte précise que toutes les appartenances de la châtellenie de Bruyères étaient la propriété des Religieux, excepté le moulin de Guisseray venant d’être cédé ainsi que les biens que Thomas tenait  dans cette même seigneurie. Pour la petite histoire, cette rente fit l’objet de contestations par les divers seigneurs de Bruyères jusqu’au XVIIIè siècle. Quoi qu’il en soit, si on ne peut déterminer en quelle année exactement l’Ordre des Hospitaliers céda la seigneurie, il ne put la céder qu’à un des descendants du seigneur de Bruyères parti en 1209 à la conquête du Kercorb et à partir duquel le dernier descendant de cette famille, le comte Mauléon de Bruyères, a établi la généalogie de sa famille. En fait ce seigneur assez couramment appelé Thomas est nommé Pons à partir de son installation en Languedoc et il serait issu de l’union d’un certain  Geoffroy de Lèves qui aurait épousé à une date imprécise, une demoiselle de Bruyères.  En fait, la difficulté à établir une certitude, tient au fait que le prénom de Thomas se transmettait pratiquement de père en fils, de là certaines confusions, confusions encore plus accentuées par l’imprécision des dates de naissance ou de décès.

L’entrée du château de Puyvert

Zone de Texte: LES SEIGNEURS DE BRUYERES-le-CHATEL
PONS de BRUYERES, ou Thomas comme il fut appelé à Bruyères est probablement né à la fin du XIIè siècle. Il partit en Languedoc vers les années 1209 combattre l’hérésie qui régnait dans cette région. Décidé à mettre fin à cette religion cathare qui résistait aux attaques même de l’Inquisition, le pape Innocent III prêcha une croisade, dite Croisade contre les Albigeois et enjoignit, plutôt que pria, les seigneurs de se réunir autour de Simon de Montfort, afin de mettre définitivement fin à cette situation. Pons de Bruyères suivit donc ce chef de la Croisade en compagnie de Guy de Lévis et de Pierre de Voisins, tous petits seigneurs de l’Ile-de-France peu fortunés qui espéraient bien ainsi acquérir gloire et fortune. En 1210, Simon de Montfort dès qu’il fut élu chef de la Croisade, ordonna à son lieutenant Pons de Bruyères, de prendre le commandement d’une troupe de 6 000 hommes et de se rendre au pays du Kercorb afin d’assiéger plusieurs châteaux et de livrer les hérétiques qui s’y trouvaient. Les châtelains de Puyvert et les Albigeois à qui ils avaient donné refuge résistèrent vaillamment pendant plusieurs jours mais durent abandonner le château en s’enfuyant par un souterrain. Ce fut dans une place déserte où Pons et sa suite pénétrèrent (1). Simon de Montfort fit don à Pons de tout le pays conquis, divisé en deux baronnies, Chalabre et Puyvert. On peut encore voir de nos jours, les armes des de Bruyères gravées dans la pierre de la tour d’entrée de Puyvert, à savoir : d’or au lion de sable, la queue fourchue nouée et passée en sautoir.  Leur devise était : Sola Fides Sufficit.

(1) Histoire du Languedoc de dom Vaissette, bénédictin, imprimée en  1737, tome 3, page 202.
Zone de Texte:            Pons s’installa donc au Kercorb tout en gardant les fiefs qu'il possédait en Ile-de-France, ajoutant à son titre de seigneur de Bruyères-le-Châtel celui de Baron de Puyvert et Chalabre. Il épousa en 1216 Anne du Moulin, de même maison que Roger des Moulins, huitième Grand Maître de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem. Furent issus de cette union, Jean et une fille qui épousa Guy de Lévis, dit Guyot.
JEAN de BRUYERES, dont on ignore l’année de naissance hérita des seigneuries de son père. Il fut chambellan de Philippe III le Hardi. En 1283, il fut le premier appelé à accompagner ce roi lors du voyage à Bordeaux ce qui lui valut, en considération de ses services, des privilèges considérables tels qu’avoir des vassaux taillables à volonté, et déchargeait les terres dépendant des baronnies du Kercorb de toutes sortes d’impôts à perpétuité. Il épousa Eustachie de Lévis, fille de ce Guy de Lévis compagnon de son père lors de la Croisade contre les Albigeois et sœur de l’époux de sa propre sœur. On situe sa mort vers 1286. deux enfants sont cités, Thomas qui suit et Agnès de Bruyères.
THOMAS de BRUYERES, dit Thomas I ou II si l’on considère que son grand-père Pons est désigné souvent sous le prénom de Thomas. Il est dit seigneur de Bruyères-le-Châtel, Baron de Chalabre, Puyvert, Sonac, Rivel, etc.... Gouverneur de ces châteaux, capitaine de cinquante hommes d’armes des Ordonnances du Roi. Il servit dans la guerre contre l’Angleterre et la Flandre. En 1310 il épousa Isabelle de Melun. Ses terres du Languedoc ne le firent pas négliger la seigneurie de Bruyères-le-Châtel, qu’il avait acquise des Frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, quand bien même la date de 1297 ne serait pas exacte, mais certainement peu de temps après puisqu’à partir de 1308 il acquiert à titre personnel des terres dans la seigneurie dont il est le seigneur, soit par échange, soit par achat, ainsi un pré près de la rivière de Bruyères contre un autre au fief d’Arny. En 1310, il achète une terre arable à Lupigny ou le Plessis-Saint-Thibaud. Toujours la même année il acquiert une maison à Bruyères même et une autre en 1311. Mais la transaction la plus importante, celle qui va agrandir considérablement tant la seigneurie que ses biens personnels, fut réalisée le 13 juin 1330. Guillaume de Poissy lui céda alors tous ses biens, droits et revenus de Dollainville (Ollainville), Couart et Bailleau qui étaient des biens de son épouse, Alice de Bruel. Etaient compris dans la vente les cens dus par certains possesseurs de fiefs, les droitures, le moulin neuf, le droit de pêche en la rivière, des prés, des terres semées en grains, la moitié du pressoir de Dollainville avec le droit de prélever chaque année 10 muids de vin ainsi que la moitié d’un fief nommé « Granges » et certains hébergements, maisons et vergers au Bois du Colombier qui apparemment dépendaient d’une autre seigneurie. Il transférait également à Thomas de Bruyères le droit de haute, moyenne et basse justice sur l’ensemble. En contre partie Thomas et Isabelle son épouse, lui remettait 650 livres de bonne et forte monnaie ayant cours à présent. C’est ainsi qu’Ollainville entra dans la seigneurie de Bruyères-le-Châtel. Thomas mourut en 1360 et laissa deux fils, Thomas II (ou III) et Philippe, ainsi qu’une fille, Jeanne.
THOMAS II (ou III) de BRUYERES, seigneur de Bruyères-le-Châtel, baron de Chalabre, Puyvert et dépendances, Sénéchal de Carcassonne passa en 1371 un acte de partage avec son frère Philippe pour les baronnies du Languedoc et lui céda de ce fait celle de Chalabre et ses dépendances. Il parut beaucoup plus se concentrer sur sa baronnie de Puyvert que sur Bruyères et, pourtant, ce sera dans l’église Saint Didier de Bruyères qu’il sera inhumé. En fait, dans les archives entreposées au château de Bruyères on ne trouve pas grand-chose le concernant. Il avait épousé en 1346 Béatrice de Varenne et n’eût comme postérité que quatre filles. C’est ainsi que le patronyme de Bruyères n’apparut plus dans les archives de notre village.
          Des quatre filles de Thomas, il est assez difficile de déterminer celle qui fut l’aînée. Hélix épousa Guiraud de Voisins, seigneur d’Arques et porta ainsi la baronnie de Puyvert dans la maison de Voisins. Elle devint veuve en 1414. Alix épousa en 1367 Philippe de Caraman et Isabelle en 1362 s’unit à Raymond de Villeneuve. Enfin, Marguerite fut mariée à Guillaume des Bordes, Chambellan du Roi et porte oriflamme de France. De sa mère Béatrice, elle avait hérité de la seigneurie de Bouillancourt-en-Séry et de Cayeux en Picardie. C’est elle qui reçut également la seigneurie de Bruyères à la mort de son père. Elle en rendit hommage au roi pour la terre, le château et la châtellenie le 20 juin 1402. La seule transaction qui eut lieu à Bruyères en 1385, du vivant de son mari, fut un échange avec les paroissiens et habitants du village d’une maison et grange rue des Etaux contre une autre maison qui servit de presbytère à l’un des curés. 
          J’ai raconté sur ce site la triste histoire de Marguerite de Bruyères et comment son époux et son fils périrent lors de la Croisade contre les Turcs et comment Jacqueline de Beauvais, la femme de son fils, mourut un an après. On se souvient que Marguerite de Bruyères émit le vœu par testament que le corps de son fils qu’elle avait fait rapatrié, celui de son épouse et le sien soit enterré près de son père dans la chapelle seigneuriale de notre église. Elle désirait qu’une seule dalle recouvre leurs dépouilles ornée seulement de trois gisants les représentant. On se souvient également qu’à la Révolution les statues furent trainées dehors et mutilées et comment elles disparurent pendant deux siècles. Seules les deux statues de femmes furent miraculeusement retrouvées il y a dix ans et réintégrèrent l’église en 2004… Aussi je ne m’étendrai pas sur cette histoire laquelle d’ailleurs n’a pas fait grand bruit dans le village.
          Marguerite de Bruyères, outre ces dispositions et se voyant après la perte de ses enfants sans héritier direct , organisa de son vivant le devenir de ses biens. Elle légua la seigneurie de Bruyères à son neveu Thomas, un des fils de sa sœur Hélix. II en rendit hommage au Roi le 30 janvier 1418 une fois que sa tante se fut démise en la main du Roi desdits hommages. Chevalier et Chambellan du Roi, il n’était pas l’aîné des enfants d’Hélix et de Guiraud de Voisins et ne semble avoir eu aucune portion de la seigneurie de Puyvert dont son frère Philippe fut héritier. Son fils, prénommé Philippe également, rendra hommage pour la seigneurie de Bruyères en 1437 et en 1455 ce sera Jehan de Voisins qui sera à son tour le seigneur de Bruyères. C’est grâce à lui qu’on peut reconstituer l’état de la seigneurie au moment où il la reçut de son père. Le dénombrement des possessions qu’il avait présenté fut confirmé par lettres sellées du sceau de la Prévôté de Paris. A savoir :
La haute, moyenne et basse justice à Bruyères,
La forêt contenant 2 ares et 300 arpents de bois,
Un étang nommé Billoust, plus un autre plus petit au bout de celui-ci et un autre nommé étang du Plessis,
Le péage dudit lieu,
La garenne du lieu et le colombier peuplé,
Plusieurs terres non dénombrées en bruyères et en bois,
Plusieurs prairies dont une pièce tenant d’une part à la rivière la Remarde et d’autre part aux prés des Vaux de Cernay,
Plusieurs prés dont un appelé le Pré d’Arny,
L’hôtel de Dollainville et tout ce qui compte en bois, rivière et terres labourables ainsi que la censive acquise par un précédent seigneur de Bruyères et enfermée dans son domaine.
          De plus étaient déclarés plusieurs fiefs, terres et mouvances de Bruyères à Saint-Sulpice, Arpenty, Chalo Saint Mars (le moulin), La Roche, Thionville en Beauce, à Chastres.
          Jean de Voisins céda la seigneurie de Bruyères en 1457 à Louis Bouhan de la Rochette. Ainsi se termina la présence des Bruyères dans notre village
Zone de Texte: TABLE DES MATIERES DES CHAPITRES DE CETTE RUBRIQUE

THOMAS DE BRUYERES-le-CHÂTEL et sa descendance  (sur cette  page)
 LA FAMILLE BOUHAN DE LA ROCHETTE (voir page suivante) 
Zone de Texte: LES ORIGINES
Zone de Texte: GENEALOGIE DES SEIGNEURS DE BRUYERES

N’est reproduit oco que la généalogie de cette famille, pendant le temps où elle fut en possession de la seigneurie de Bruyères
Zone de Texte:             Cependant le nom des Bruyères n’est pas éteint pour autant. On se souvient que Thomas à l’initiative de son père, avait cédé une des baronnies du Languedoc, celle de Chalabre. Cette branche s’est perpétuée jusqu’en 1817 où la dernière descendante directe de Philippe de Bruyères, Henriette-Nathalie, épousa le comte Matthieu de Mauléon. Mais d’autres branches parallèles s’étaient créées au cours des siècles ayant Philippe de Bruyères pour racine : un certain Jean fonda dès le XVè siècle la branche Bruyères-Saint-Michel qui s’éteignit faute de descendants au XVIIIè siècle. Enfin Marc-Antoine créa la branche du Picou ou de Lorraine tout en gardant le nom de Bruyères. Au milieu du XIXè siècle les deux derniers représentants de cette branche décédèrent sans postérité et transmirent par testament leur nom et leurs biens à Oger de Mauléon, descendant des Bruyères-Chalabre par Henriette-Nathalie épouse de Matthieu de Mauléon.
          Ainsi le nom de Bruyères est encore porté de nos jours. Le comte de Mauléon de Bruyères réside dans le Sud-Ouest de la France. Il a établi une généalogie très détaillée de toute la famille dont il descend et a eu l’amabilité de  me la transmettre.
           Bien que cette famille soit dispersée et que ses descendants se soient installées dans cette région que leur aïeul, Pons de Bruyères-le-Châtel était parti conquérir, c’est cependant notre village qui en reste un  vivant témoignage.